Coup de cœur musical #4 : Charlotte Fever

Deux amis d’enfance, Cassandra et Alexandre, ont fait le pari de créer Charlotte Fever, un groupe de musique fun et poétique. Pari réussi ! À l’occasion de la sortie d‘Erotico, leur second EP, j’ai échangé avec ce duo coloré via Zoom, notre nouvel ami à tous. 

© Kevin Blain

Lise : Comment est né votre succulent duo ? 

Alexandre : À la base, j’avais un groupe de rock dans lequel Cassandra nous a rejoint. Par la suite, on a décidé de monter un duo tous les deux avec une musique plus sympathique et joviale. 

Lise : Vous avez explorer de nombreux pays pendant vos précédentes tournées. Quels souvenirs marquants vous reviennent ? 

Cassandra : L’un des souvenirs qui nous a le plus marqué est le concert que nous avons fait dans une école au Honduras ! Quand nous sommes arrivés, les enfants avaient préparé des pancartes ! Ils avaient même appris les paroles de nos chansons ! C’était incroyable ! S’en est suivie une séance de dédicaces digne de véritables rock stars ! (rire) On a même signé sur des billets de banque ! 

Alexandre : Notre deuxième souvenir s’est déroulé lors de notre tournée en Corée. Il y a une soirée pendant laquelle nous devions jouer avec des groupes de métal. Le détail supplémentaire est que nous jouions en dernier avec la lourde tâche sur les épaules de clore la soirée en beauté ! Avant de monter sur scène, le stress montait car notre univers était complètement à l’opposé des autres groupes. Quand on est montés sur scène, on s’est dit avec Cassandra qu’on allait essayer de dégager la même énergie ! Bien sûr en mode pop ! Du coup, on a sauté partout, on s’est défoulés ! Pour ma part, c’est la première fois de ma vie que les gens ont été aussi réceptifs à notre musique ! J’ai senti qu’ils étaient émus et touchés  ! 

Lise : Un coup de coeur pour votre reprise très sensuelle de La Carioca. La Cité de la peur fait partie de vos classiques ?

Cassandra : Musicalement, j’aime bien ce morceau et il m’a toujours fait marrer. Je cherchais un titre qui n’ait pas une empreinte musicale trop forte pour pouvoir créer une toute nouvelle identité au morceau. La Carioca est basée principalement sur l’humour, un humour qui nous parlait à tous les deux. 

Alexandre : C’est un peu le sommet du Cinéma français pour nous ! (rire) 

Cassandra : On se demandait si tout le monde allait avoir la référence !

« L’un des souvenirs qui nous a le plus marqué est le concert que nous avons fait dans une école au Honduras ! Quand nous sommes arrivés, les enfants avaient préparé des pancartes ! Ils avaient même appris les paroles de nos chansons ! C’était incroyable ! » Cassandra

Lise : Vous prenez clairement un virage plus érotique et pop avec votre nouvel EP « Erotico ». Il sortira accompagné d’une nouvelle érotique par titre. D’où vous est venue cette idée ? 

Alexandre : On avait vraiment le désir d’avoir une oeuvre complète et pas seulement de la musique. On souhaitait avoir de l’image avec des illustrations, de la lecture avec une nouvelle érotique par titre. Nous avons travaillé avec Lucie Bremeault qui a écrit tous les textes. 

Cassandra : Le but dans cette oeuvre est que les gens puissent voyager avec nous dans un univers qui est le nôtre. Pour nous, un univers ne se dessine pas seulement avec la musique, il comprend également des images, des textes. On voulait enveloppé l’auditeur. Pour l’idée de l’érotisme, c’est une idée qui est là depuis le 1er EP. La ligne conductrice de Charlotte Fever, c’est la femme, le corps de la femme, l’orgasme, le plaisir. Ce sont des sujets que l’on aborde dans chacune de nos chansons du premier EP. 

Lise : Le vidéo de la nouvelle érotique « La fille du ciel » nous emmène dans un univers rétro/gaming avec un Minitel, quelles ont été vos inspirations ? 

Cassandra : Cela nous paraissait logique de continuer à travailler sur l’univers des années 80 car ce sont des sons que l’on utilise et l’univers que l’on défend. 

Alexandre : On voulait faire un clip entre le Minitel et le rétro-gaming ! 

Cassandra : On s’est inspirés du site de rencontre : 3615 ULLA, c’était le Tinder de l’époque ! (rire) Charlotte Fever, ce n’est pas qu’Alexandre et moi-même, nous sommes entourés d’une véritable équipe qui nous accompagne à construire notre univers ! Charlotte, notre manageuse, nous accompagne également sur le design. Elle a crée tous les designs que vous pouvez retrouver sur l’écran du Minitel. Pour la vidéo et l’animation, c’est Kevin Blain qui s’en est chargé. Depuis toujours, nous sommes tous les 4 dans la création. 

« On avait vraiment le désir d’avoir une oeuvre complète et pas seulement de la musique. On souhaitait avoir de l’image avec des illustrations, de la lecture avec une nouvelle érotique par titre. » Alexandre

Lise : Quels messages souhaitez-vous faire passer à travers votre musique ? 

Alexandre : Notre but est surtout de développer un univers très graphique et visuel dans lequel les gens peuvent se reconnaître. 

Cassandra : Les faire voyager ailleurs et pouvoir parler de sujets tabous de manière poétique. 

© Kevin Blain

Où retrouver Charlotte Fever ? 

Instagram 

Facebook 

Son site internet

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