Le mec inspirant #4 : François Guédon / Le dandy de l’humour

François Guédon est un talentueux humoriste de 29 ans. Il est très tôt passionné par le théâtre, les mots, l’écriture et la poésie. Après une prépa littéraire, une école de commerce et un job dans la pub, il se lance seul sur scène. Nous nous sommes rencontrés dans un charmant bistrot du 14ème, le lithographe, afin d’échanger sur sa passion pour la littérature, son spectacle et son parcours. 

© KOBAYASHI

Lise : Bonjour François, balance-nous tout sur toi ! 

François Guédon : Bonjour Lise, je m’appelle François Guédon, j’ai 29 ans et je suis humoriste depuis 5 ans. Je suis très tôt passionné par le théâtre, l’écriture et la poésie. Je participe à des clubs de théâtre au collège et au lycée. Pendant mes années lycée, je découvre Bertrand Antigny, mon maître Yoda. 

J’ai fait un Bac scientifique, pas vraiment par intérêt! (Rires) J’ai enchaîné avec une prépa Lettres. Deux années géniales culturellement parlant. Je me suis ensuite tourné vers une école de commerce pendant laquelle j’ai fait 80% d’activités artistiques ! 

Je débarque à Paris en 2017. J’avais mis de l’argent de côté pour me payer un café-théâtre. Après quelques mésaventures, j’arrive à La Cible, ancien Peep-show à Pigalle. Je jouais sur une scène ronde de deux mètres sur deux avec des miroirs au plafond ! (Rires) Parallèlement à la scène, je décroche un boulot dans la pub chez Havas. Je découvre un monde semblable au film « 99 francs » ! Ce job m’aide à avoir mon statut d’intermittent. 

Une rencontre lance ma carrière, celle avec Gérard Sibelle, dénicheur de talents.  S’enchaîne des tremplins dans les festivals et des rencontres avec les programmateurs locaux en région. 

La bonne nouvelle de ces derniers mois est ma collaboration avec une production parisienne qui m’envoie au Petit palais des Glaces à partir du 17 septembre. 

Lise : Quel a été le déclic pour monter sur scène ?

F.G. : Pour mes débuts, c’est Bertrand, mon premier professeur de théâtre, qui m’a donné l’envie de monter sur scène. C’est à la fin de l’école de commerce que je me suis posé la question : « Qu’est-ce que je veux faire de ma vie ? » et j’étais convaincu que je voulais faire des sketchs. 

L’anti-citation que je préfère est une citation de Schopenhauer qui disait : « Par des citations, on n’affiche son érudition, on sacrifie son originalité ».

Lise : J’ai eu la chance de voir ton spectacle qui mêle grands textes classiques et culture moderne. Pourquoi avoir fait ce choix ?

F.G. : La littérature a toujours fait partie des sujets que je voulais traiter sur scène. La solution la plus efficace que j’ai trouvé pour éveiller la curiosité des spectateurs sur la littérature est de faire des parallèles avec la culture actuelle. À travers mon parallèle avec Les Anges de la TV réalité, j’essaye de dénoncer la bêtise profonde !

Lise : Quelle citation de l’auteur de ton choix te vient à l’esprit ? 

F.G. : L’anti-citation que je préfère est une citation de Schopenhauer qui disait : « Par des citations, on n’affiche son érudition, on sacrifie son originalité ». Elle parle du côté mauvais des citations.

J’avais également pensé  aux Reines du shopping façon La Fontaine ! « Si ton ramage se rapporte à ton plumage, tu es la fashionista de ces bois ! » (Rires)

Lise : À quel auteur classique t’identifies-tu ? 

F.G. : Il y a Flaubert et Camus, ce sont les deux qui m’ont le plus marqué. Flaubert a des textes splendides. Camus, c’est le mec qui a arrêté de me faire croire en dieu ! 

Lise : Est-ce que tu as été obligé de regarder des programmes de Télé-réalité pour illustrer ton spectacle ? 

F.G. : Si je voulais être honnête, je dirais que j’ai été obligé de les regarder ! (Rires) Mais au final, je les ai regardés avec un oeil malicieux. Mon concept préféré est celui des Princes de l’amour ! Les Princes de l’amour, c’est un mélange entre Bachelor et Next ! Je me demande si l’on ne pourrait pas faire une pièce en Alexandrin un peu déluré sur la Télé-réalité ! 

Un Top chef selon Rabelais ou Victor Hugo dans un épisode de Tellement vrai ! J’avais également pensé  aux Reines du shopping façon La Fontaine ! « Si ton ramage se rapporte à ton plumage, tu es la fashionista de ces bois ! » (Rires)

Lise : La question que tu n’as pas envie que l’on te pose en Interview ? 

F.G. : Le pire truc est de me demander de faire une blague ! C’est la pire question pour un humoriste !

Lise : Quel message aimerais-tu faire passer aux lectrices et lecteurs de « La meuf à frange » ? 

F.G. : Restez curieux ! C’est la valeur la plus importante à mes yeux. Savoir s’émerveiller de tout et de rien, surtout de rien. 

Où retrouver François Guédon ? 

Au Petits Palais des Glaces à partir du 17 septembre 2019

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#LaMeufAFrange

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